Robustesse des organisations : piloter face aux polycrises

Pendant des décennies, la performance a structuré les stratégies d’entreprise, dans un environnement économique perçu comme relativement stable, intégré et prévisible. Optimiser les processus, réduire les coûts, tendre vers l’efficience maximale a longtemps été synonyme de bonne gestion, notamment dans un contexte de mondialisation fluide, d’énergie abondante et bon marché, et de chaînes d’approvisionnement considérées comme fiables. Ce modèle a produit des organisations rapides, compétitives et extrêmement spécialisées. Mais il reposait sur une hypothèse aujourd’hui largement remise en cause : celle d’un monde où les perturbations restent exceptionnelles, localisées et maîtrisables.

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