Date de mise à jour 10/09/2026
Ce qu’il faut retenir
- Une stratégie climat crédible va bien au-delà d'un Bilan Carbone® : elle combine mesure des émissions, objectifs scientifiques, plan d’action, pilotage et adaptation aux risques climatiques.
- Le véritable enjeu est stratégique : anticiper les obligations réglementaires, réduire les risques et renforcer la compétitivité en intégrant le climat au cœur des décisions de l’entreprise.
- La réussite repose sur une démarche en 6 piliers : mesurer, fixer des objectifs, agir, construire une trajectoire de décarbonation, piloter les résultats et développer la résilience face au changement climatique.
Une stratégie climat est une démarche structurée par laquelle une entreprise mesure ses émissions de gaz à effet de serre, définit des objectifs de réduction alignés avec la science climatique, construit une trajectoire de décarbonation et déploie un plan d'action pour réduire son impact et renforcer sa résilience face aux risques climatiques.
Cet article présente la démarche complète d'une stratégie climat : du diagnostic à la trajectoire de décarbonation, en passant par l'inventaire des émissions, la définition des objectifs, la construction du plan d'action, le pilotage et l'intégration au reporting réglementaire (CSRD/ESRS E1, VS/VSME, Taxonomie UE).
Qu'est-ce qu'une stratégie climat ?
Une stratégie climat d'entreprise est le cadre global qui organise, dans le temps, l'ensemble des actions permettant à une organisation de comprendre son impact sur le climat, de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et de s'adapter aux conséquences du changement climatique.
Elle repose sur six composantes qui s'enchaînent logiquement :
- Un diagnostic : la mesure ou l'inventaire des émissions de GES (Bilan Carbone® ou GHG Protocol -Scopes 1, 2 et 3-).
- Une ambition : des objectifs climatiques chiffrés et datés.
- Une trajectoire : le chemin de réduction qui relie la situation actuelle aux objectifs.
- Un plan d'action : les leviers concrets de décarbonation à déployer.
- Un pilotage : les indicateurs, la gouvernance et le reporting qui permettent de suivre les progrès.
- Une dimension d'adaptation : la prise en compte des risques climatiques physiques et de transition.
Une stratégie climat n'est donc ni un simple Bilan Carbone® (qui n'est qu'un diagnostic), ni une déclaration d'intention (« nous visons la neutralité carbone en 2050 » sans trajectoire ni plan associé), ni un exercice de conformité réglementaire isolé. C'est une démarche de pilotage à part entière, intégrée à la stratégie d'entreprise, qui produit à la fois une réduction mesurable des émissions et une information exploitable pour le reporting de durabilité.
💡 A retenir
Une stratégie climat répond simultanément à trois exigences :
-
la crédibilité scientifique (objectifs alignés avec l'Accord de Paris),
-
la robustesse opérationnelle (un plan d'action réellement déployé)
-
la conformité réglementaire (CSRD, BEGES, Taxonomie Européenne).
Pourquoi construire une stratégie climat ?
Les entreprises qui structurent une stratégie climat répondent à six catégories d'enjeux, qui se renforcent mutuellement :
| Enjeu | Ce qu'il recouvre |
|---|---|
|
Réglementaire |
Obligations de reporting (CSRD/ESRS E1, BEGES, Taxonomie UE) et exigences croissantes des donneurs d'ordre et des marchés publics. |
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Financier |
Accès au financement (critères ESG des investisseurs et des banques), maîtrise des coûts énergétiques, anticipation d'une éventuelle tarification carbone. |
|
Réputationnel |
Attentes des clients, des salariés et des candidats ; exposition croissante au risque de greenwashing en cas d'engagements non étayés. |
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Physique |
Exposition directe de l'activité, des sites et des chaînes d'approvisionnement aux aléas climatiques (canicules, sécheresses, inondations). |
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Transition |
Évolution des marchés, des réglementations produits et des attentes clients vers des solutions bas carbone. |
|
Compétitivité |
Anticipation plutôt que subir : les entreprises qui décarbonent tôt maîtrisent mieux leurs coûts et leurs risques que celles qui agissent sous contrainte. |
Ces enjeux ne sont pas hiérarchisés de la même façon selon le secteur ou la taille de l'entreprise, mais ils convergent vers une même conclusion : la stratégie climat est devenue un sujet de gouvernance et de compétitivité, pas seulement un sujet environnemental.
Stratégie climat, politique climat, stratégie de décarbonation : quelles différences ?
Ces trois notions sont souvent utilisées indifféremment, alors qu'elles désignent des niveaux distincts :
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Notion |
Définition |
Portée |
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Politique climat |
Le cadre d'engagement d'une entreprise sur le climat : ses principes, ses valeurs, sa gouvernance et son niveau d'ambition affiché. |
Cadre général, souvent formalisé dans une charte ou une politique RSE. |
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Stratégie climat |
La déclinaison opérationnelle de cette politique : diagnostic, objectifs, trajectoire, plan d'action, pilotage, adaptation. |
Démarche complète, incluant réduction des émissions et adaptation aux risques climatiques. |
|
Stratégie de décarbonation |
Le volet de la stratégie climat centré sur la réduction des émissions de GES : leviers, trajectoire de réduction, plan d'action. |
Composante de la stratégie climat, focalisée sur l'atténuation, sans nécessairement couvrir l'adaptation. |
Une manière simple de retenir la hiérarchie de ces notions :
-
Le Bilan Carbone® est une méthode qui mesure une situation.
-
La stratégie climat définit une ambition et une trajectoire, incluant l'adaptation aux risques.
-
La stratégie de décarbonation transforme cette trajectoire en actions de réduction.
-
Le pilotage climat mesure les progrès réalisés.
En pratique, une entreprise peut avoir une stratégie de décarbonation solide (objectifs SBTi, plan d'action sur les Scopes 1, 2 et 3) sans disposer d'une stratégie climat complète si elle n'a pas traité sa dimension d'adaptation et de résilience face aux risques physiques et de transition.
Comment construire une stratégie climat ? La méthode en 6 étapes clés
Une stratégie climat permet à une entreprise de réduire ses émissions de gaz à effet de serre tout en anticipant les conséquences du changement climatique sur ses activités. Sa construction repose sur six étapes clés : mesurer son empreinte carbone, fixer des objectifs de réduction, définir les actions de décarbonation, construire une trajectoire, piloter les résultats et adapter l’entreprise aux risques climatiques.
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1. Mesurer son empreinte carbone
La première étape consiste à établir un diagnostic des émissions de gaz à effet de serre, couvrant les Scopes 1, 2 et 3, afin d’identifier les principaux postes d’émissions de l’entreprise. Cette photographie initiale constitue le point de référence pour hiérarchiser les enjeux, définir les priorités de réduction et mesurer les progrès dans le temps.
2. Fixer des objectifs climatiques
À partir du diagnostic, l’entreprise définit des objectifs de réduction des émissions chiffrés, datés et associés à un périmètre précis. Ils doivent couvrir les postes d’émissions significatifs et peuvent être alignés sur des trajectoires de réduction fondées sur la science, notamment selon les méthodologies de la Science Based Targets initiative (SBTi). Ces objectifs donnent une direction à la stratégie et déterminent le niveau d’effort attendu.
3. Définir les actions de décarbonation
Les objectifs sont ensuite traduits en leviers de décarbonation concrets : efficacité et sobriété énergétiques, évolution du mix énergétique, achats et fournisseurs, mobilité, bâtiments, procédés industriels ou encore éco-conception.
Les actions sont priorisées en fonction de leur potentiel de réduction des émissions, de leur faisabilité, de leur coût, de leur délai de mise en œuvre et du niveau de maîtrise de l'entreprise.
4. Construire une trajectoire de décarbonation
La trajectoire de décarbonation traduit les objectifs climatiques dans le temps. Elle détermine à quel rythme les émissions doivent diminuer et organise l'enchaînement des actions nécessaires pour atteindre les objectifs à court, moyen et long terme.
Elle permet notamment d'articuler les gains rapides avec les transformations structurelles et les investissements de plus long terme. Cette trajectoire peut être formalisée dans un plan de transition climatique associant objectifs, actions, échéances, ressources et indicateurs.
5. Piloter la performance climatique
Une stratégie climat doit être suivie dans la durée à travers des indicateurs de performance climatique, un tableau de bord et une gouvernance clairement définie. Le pilotage consiste à comparer régulièrement les émissions réellement observées avec la trajectoire prévue.
Lorsque des écarts apparaissent, l'entreprise peut en identifier les causes, réévaluer ses hypothèses et ajuster son plan d'action afin de maintenir sa trajectoire de réduction.
6. Anticiper les risques climatiques et adapter l'entreprise
Une stratégie climat ne se limite pas à l'atténuation des émissions. Elle doit également intégrer l'adaptation au changement climatique.
L'entreprise identifie pour cela les risques physiques susceptibles d'affecter ses activités — chaleur, sécheresse, inondations ou événements extrêmes, par exemple — ainsi que les risques de transition liés notamment aux évolutions réglementaires, technologiques, économiques et de marché. L'analyse de ces vulnérabilités permet de définir des mesures d'adaptation et de renforcer la résilience de l'organisation.
Ces six étapes forment un système de pilotage continu plutôt qu'une succession de chantiers indépendants. Le diagnostic permet de fixer des objectifs crédibles ; les objectifs orientent les actions et la trajectoire ; le pilotage mesure les écarts entre trajectoire prévue et résultats obtenus ; et l'analyse des risques climatiques permet d'adapter la stratégie aux évolutions de l'environnement.
Une stratégie climat transforme ainsi une ambition générale de réduction des émissions en une trajectoire de décarbonation structurée, mesurable, pilotable et adaptée aux risques climatiques.
Quels référentiels et normes utiliser ?
Une stratégie climat s'appuie sur des référentiels reconnus, qui garantissent la robustesse méthodologique et la comparabilité de la démarche.
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Référentiel |
Rôle |
|
GHG Protocol |
Standard international de référence pour la comptabilisation des émissions de GES (Scopes 1, 2, 3 et leurs 15 catégories). |
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ISO 14064 |
Norme internationale de quantification et de vérification des émissions de GES au niveau organisationnel. |
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Bilan Carbone® |
Méthode française (portée par l'Association pour la Transition Bas Carbone) |
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BEGES |
et obligation réglementaire correspondante en France (article L.229-25 du Code de l'environnement). |
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SBTi |
Validation d'objectifs de réduction d'émissions alignés avec la science climatique, y compris les objectifs Net Zero. |
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TCFD |
Cadre de référence pour la communication sur les risques et opportunités climatiques (repris par l'ESRS E1). |
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ESRS E1 (CSRD) |
Norme européenne de reporting de durabilité sur le changement climatique : émissions, plan de transition, mix énergétique, objectifs. |
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VS/VSME |
Norme volontaire de reporting de durabilité pour les PME et les entreprises non soumises à la CSRD. |
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Taxonomie Européenne |
Classification des activités économiques durables, avec des critères techniques spécifiques à l'atténuation et à l'adaptation au changement climatique. |
|
Accords de Paris |
Cadre international fixant l'objectif de limitation du réchauffement climatique, référence pour l'alignement des trajectoires et des objectifs SBTi. |
Comment intégrer sa stratégie climat à son reporting ESG et cadre CSRD ?
Une stratégie climat n'est pas construite pour répondre à une obligation réglementaire, mais elle en constitue la meilleure préparation. Une entreprise qui dispose d'un diagnostic solide, d'objectifs validés et d'un plan d'action documenté dispose déjà de l'essentiel des données attendues par les référentiels de reporting.
CSRD et ESRS E1
Depuis l'entrée en vigueur de la directive Omnibus I (18 mars 2026), la CSRD s'applique aux entreprises dépassant cumulativement 1 000 salariés ET 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net. Les entreprises dans ce périmètre doivent publier, au titre de la norme ESRS E1 (changement climatique), leurs émissions de GES par Scope, leur mix énergétique, leurs objectifs de réduction et surtout leur plan de transition climatique, qui doit démontrer la compatibilité de leur modèle d'affaires avec une trajectoire de limitation du réchauffement climatique.
VS/VSME pour les entreprises hors périmètre CSRD
Les entreprises qui sortent du périmètre obligatoire de la CSRD après le relèvement des seuils, ou qui n'y sont pas soumises, peuvent s'appuyer sur la Norme Volontaire (VS/VSME). Elle permet de structurer une communication climat crédible sans supporter l'ensemble des exigences de la CSRD, tout en répondant aux demandes de données de plus en plus fréquentes de la part des grands donneurs d'ordre soumis, eux, à la CSRD.
BEGES : une obligation française distincte
Le BEGES réglementaire suit une logique de seuils différente de celle de la CSRD : il s'applique aux entreprises privées de plus de 500 salariés en métropole (250 en outre-mer), aux collectivités de plus de 50 000 habitants et aux établissements publics de plus de 250 agents, avec une mise à jour tous les 4 ans (3 ans pour le secteur public) et l'obligation d'y inclure les émissions significatives de Scope 3 depuis le 02 juillet 2022 (décret n° 2022-982). Une entreprise peut donc rester soumise au BEGES sans être dans le périmètre de la CSRD, c'est même devenu le cas le plus fréquent pour les entreprises de taille intermédiaire depuis le relèvement des seuils CSRD.
Taxonomie européenne
Les entreprises soumises à la CSRD doivent également publier la part de leur chiffre d'affaires, de leurs investissements (capex) et de leurs dépenses opérationnelles (opex) alignée avec les critères techniques de la Taxonomie européenne, notamment sur les objectifs d'atténuation et d'adaptation au changement climatique.
💡A retenir
Le triptyque stratégie climat - plan de transition - indicateurs de pilotage constitue le socle commun qui alimente indifféremment le BEGES, la CSRD/ESRS E1, la VSME et la Taxonomie UE. Construire sa stratégie climat en amont évite de dupliquer les efforts de collecte de données à chaque nouvelle échéance réglementaire.
Quelles erreurs éviter ?
- Ignorer le Scope 3 : dans la plupart des secteurs, c'est pourtant la part la plus significative des émissions, et souvent le principal gisement de réduction.
- Fixer des objectifs déconnectés de la science : un objectif « Net Zero 2050 » sans trajectoire ni jalons intermédiaires n'est pas une stratégie climat, c'est une déclaration.
- Traiter la stratégie climat comme un exercice de conformité ponctuel : sans gouvernance ni pilotage récurrent, les progrès mesurés au premier bilan carbone ne sont jamais suivis d'effet.
- Communiquer sur la neutralité carbone sans réduction préalable des émissions : s'appuyer principalement sur la compensation carbone plutôt que sur la réduction expose l'entreprise à un risque de greenwashing.
- Construire le plan d'action sans impliquer les directions métiers : les leviers de décarbonation touchent les achats, l'énergie, les opérations, l'immobilier... Une stratégie climat pilotée isolément par la fonction RSE peine à se traduire en actions réelles.
- Négliger la dimension d'adaptation : se concentrer uniquement sur la réduction des émissions sans évaluer l'exposition de l'entreprise aux risques climatiques physiques laisse un angle mort stratégique majeur.
- Ne pas articuler la trajectoire avec les décisions d'investissement (capex) : une trajectoire de décarbonation qui n'est pas connectée aux arbitrages budgétaires réels reste un exercice théorique.
Une stratégie climat se pilote, elle ne se déclare pas
Mesurer, fixer, agir, tracer une trajectoire, piloter, s'adapter : ces six étapes clés ne fonctionnent que si elles sont traitées comme un système, et non comme six chantiers indépendants. Un diagnostic carbone sans objectifs reste un chiffre. Des objectifs sans trajectoire restent une intention. Une trajectoire sans plan d'action reste une hypothèse. Un plan d'action sans pilotage ni prise en compte des risques climatiques ne survit pas à son premier changement de priorités internes.
C'est cette continuité, plus que la sophistication de chaque brique prise isolément, qui distingue une stratégie climat crédible d'un exercice de communication. Elle a aussi un effet direct sur la charge réglementaire : une entreprise qui construit sa stratégie climat comme un système de pilotage dispose déjà, au moment de répondre à la CSRD, au BEGES ou à la VSME, de l'essentiel des données et de la trajectoire attendues, sans avoir à les produire pour la seule occasion du reporting.
. . .
FAQ
-
Qu'est-ce qu'une stratégie climat ?
Une stratégie climat est un plan d'entreprise visant à réduire son impact sur le climat. Elle repose sur la mesure des émissions de gaz à effet de serre (GES), la définition d'objectifs de réduction, la mise en œuvre d'une trajectoire de décarbonation et l'adaptation aux risques climatiques. -
Pourquoi mettre en place une stratégie climat ?
Mettre en place une stratégie climat permet d'anticiper les réglementations (CSRD, BEGES, Taxonomie européenne), de réduire les risques financiers et opérationnels, d'améliorer sa compétitivité et de répondre aux attentes croissantes des clients, investisseurs et parties prenantes. -
Comment construire une stratégie climat ?
La construction d'une stratégie climat repose généralement sur six étapes : réaliser un bilan carbone, fixer des objectifs de réduction, identifier les leviers d'action, définir une trajectoire de décarbonation, déployer un plan d'action et suivre les résultats dans le temps. -
Quelle est la première étape d'une stratégie climat ?
La première étape consiste à réaliser un bilan carbone. Ce diagnostic mesure les émissions de gaz à effet de serre des Scopes 1, 2 et 3 et permet d'identifier les principales sources d'émissions à réduire en priorité. -
Quelle est la différence entre un Bilan Carbone® et une stratégie climat ?
Le Bilan Carbone® (ou inventaire des émissions de gaz à effet de serre) est une photographie des émissions de gaz à effet de serre à un instant donné. La stratégie climat va plus loin : elle définit des objectifs, une trajectoire de réduction, un plan d'action et un système de pilotage pour réduire durablement les émissions. -
Quelle différence entre stratégie climat et stratégie de décarbonation ?
La stratégie de décarbonation se concentre uniquement sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La stratégie climat est plus globale puisqu'elle intègre également l'adaptation aux risques climatiques, la gouvernance et le suivi de la performance. -
Comment définir des objectifs de réduction des émissions carbone ?
Des objectifs climat efficaces doivent être chiffrés, datés et alignés avec les recommandations scientifiques. Ils couvrent généralement les Scopes 1, 2 et 3. La validation par la Science Based Targets initiative (SBTi) constitue aujourd'hui la référence internationale. -
Qu'est-ce qu'un plan de transition climatique ?
Le plan de transition climatique formalise la manière dont une entreprise compte atteindre ses objectifs de décarbonation. Il décrit la trajectoire prévue, les investissements nécessaires et les actions mises en place pour aligner l'activité avec les objectifs climatiques. -
Comment intégrer le climat dans la stratégie d'entreprise ?
L'intégration du climat passe par l'intégration des enjeux carbone dans les décisions d'investissement, les achats, les opérations et le pilotage de la performance. Les indicateurs climat doivent être suivis au même niveau que les indicateurs financiers. -
Comment mesurer la performance d'une stratégie climat ?
La performance d'une stratégie climat se mesure grâce à plusieurs indicateurs : réduction des émissions de gaz à effet de serre, intensité carbone, avancement du plan d'action, respect des objectifs fixés et part des investissements alignés avec la trajectoire climatique.


