Gestion environnementale : comment l’aborder ?

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La norme environnementale ISO 14001 définit un cadre pour les entreprises qui souhaitent maîtriser leurs impacts environnementaux. Elle s'intègre dans une logique de développement durable et repose sur une démarche volontaire d'amélioration continue.

 

La surveillance des activités à fort impact constitue une des exigences de la norme (chapitre 9), via la mise en place de plans de surveillance. Mais quels éléments puis-je aborder de façon prioritaire dans le cadre de ma démarche environnementale ? Des éléments de réponse à suivre dans cet article.

 

La gestion des déchets


Selon le Ministère de la Transition écologique et solidaire, le déchet est défini au niveau européen comme “ toute substance ou tout objet dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention ou l’obligation de se défaire “. Ainsi, le déchet dispose d’un statut juridique qui a pour but de pallier aux risques pour l’environnement et la santé.

 

Un bon nombre de précautions sont nécessaires afin d’assurer une gestion efficace des déchets, notamment leur collecte, transport, valorisation et élimination. Vos déchets ont un potentiel de valorisation et peuvent valoir de l’or ! Ces derniers peuvent être vendus et achetés (voir article sur la gestion des déchets).

 

Il s’agit de séparer vos différents types de déchets selon leur classification et leur nomenclature, de définir leurs conditions de stockage en interne selon le type de contenant (bac, benne, bidon...), et de préciser la capacité de stockage. Aussi vous allez pouvoir inscrire le devenir des déchets en précisant si ces derniers seront valorisés ou non, tout en définissant quel organisme sera en charge de cette élimination.

 

Concernant les déchets dangereux,  il est nécessaire d'éditer un Bordereau de suivi des déchets (BSD). Ce bordereau a pour but d’assurer la traçabilité de ces déchets dangereux et constitue la preuve de leur élimination. Il comporte différentes informations telles que la provenance des déchets, leurs caractéristiques ou encore les modalités de collecte/transport/entreposage. 



Le suivi des eaux

 

Selon les entreprises concernées (station d’épuration, cours d’eaux à proximité) il peut s’avérer nécessaire de réaliser un suivi des eaux sur la base de différentes analyses (en mg/L) : Nickel (Ni), Cuivre (Cu), Fer (Fe), Ion cyanure (CN)... Il s’agit de définir une date/heure de prélèvement, et de fixer des limites critiques en fonction des normes appliquées pour chaque analyse.  

 

Une mesure de pH est souvent nécessaire : si le pH est supérieur à 7, on dit que l’eau est basique/alcaline, tandis que s’il est inférieur à 7, l’eau est considérée comme acide. En couplage avec le pH, on mesure très régulièrement la température car il varie avec elle. Sur les analyseurs de pH, il y a donc toujours une sonde de température, soit séparée, soit combinée. 



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Le Bilan des Émissions de Gaz à Effet de Serre (BEGES)

 

Le BEGES établit le volume des gaz à effet de serre (GES) émis annuellement dans l’atmosphère par les activités de la personne morale sur le territoire national. Il permet de hiérarchiser  le poids de ces émissions en fonction des activités de l’entreprise et des sources incriminées. 

 

La loi Grenelle 2 prévoit une obligation de publication du BEGES  pour les entreprises de plus de 500 salariés et les établissements de droit public de plus de 250 salariés, ainsi que les collectivités de plus de 50 000 habitants

 

Après avoir défini l’année d’étude en question, il s’agit d’identifier les principales sources d’émissions de GES dans votre entreprise

 

3 catégories d’émissions :

  • les émissions directes : réfrigération, climatisation, sources fixes
  • les émissions indirectes liées à l’énergie : électricité, fabrication des combustibles consommés 
  • les autres émissions indirectes : traitement des déchets, déplacements divers, transport des marchandises, achat de produit/service, immobilisation des biens. 



Parmi les GES, on retrouve notamment : la vapeur d’eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), l’ozone (O3), les gaz fluorés (CFC, HCFC, PFC, NF3).

 

On traite les données issues de l’analyse des postes d’émissions identifiés et on priorise les actions à mettre en oeuvre pour réduire les émissions les plus significatives. 

 

Le bilan énergétique 

 

Ce bilan, exprimé en killowatt heure (KWH) par an, permet de réaliser une étude chiffrée des consommations totales d’énergie d’une entreprise. La maîtrise de l’énergie peut être mise en place de façon volontaire notamment via la norme ISO 50001 “Système de management de l’énergie : exigences et recommandations de mise en oeuvre”. L’étude porte sur les énergies primaires (fuel, gaz, électricité) ainsi que sur d’autres fluides qui véhiculent de l’énergie (vapeur, air comprimé, eau)

 

La loi Grenelle 2 impose la mise en place d’un tel bilan pour les entreprises immatriculées au registre du commerce et pour les sociétés comptant plus de 250 salariés, ou celles dont le chiffre d’affaires annuel dépasse les 50 millions d’euros. Il s’agit dans un premier temps de délimiter un périmètre d’étude

  • Quels bâtiments sont concernés ? 
  • Quels équipements ? 

 

Vous réaliserez ensuite une analyse à partir de données telles que les caractéristiques des équipements ou encore les factures énergétiques. Veillez à prendre également en compte les mesures effectuées (mesures de débits/températures…). Il s’agit ensuite de repérer les consommations d’énergies les plus importantes selon les postes ou activités. Comparez ces consommations à des données connues dans un secteur d’activité similaire au vôtre. 

 

Un conseil : réalisez deux compagnes, une l’été et une l’hiver, afin d’optimiser votre étude au maximum. 

 

Quelle(s) option(s) pour diminuer ma consommation d’énergie ? 

  • Des travaux peuvent être nécessaires pour améliorer l’isolation et réduire ainsi les pertes de chaleur par le toit, les fenêtres ou les murs. 
  • Aussi vous pouvez choisir de mettre en place des systèmes tels que des éoliennes ou panneaux solaires, plus économes et respectueux de l’environnement. 
  • La meilleur arme que vous possédez en tant que Responsable SST (et la moins coûteuse), c’est la sensibilisation du personnel ! Alors veillez à bien communiquer auprès de vos salariés afin que ces derniers comprennent les enjeux. 



Et si le digital pouvait m’aider dans cette démarche ?

 

Il existe aujourd’hui différents systèmes qui vous permettent de gagner du temps : c’est le cas notamment des capteurs et sondes automatiques. Ces appareils permettent de réaliser des mesures en temps réel, que ce soit vos analyses d’eaux ou vos mesures atmosphériques. Les informations issues du terrain sont remontées automatiquement à vos collaborateurs dans les différents services. Vous pouvez ainsi réagir immédiatement si l’une de vos mesures est non-conforme.

 

Si vous ne disposez pas de ce type de capteurs/sondes, il existe des outils qui permettent de renseigner l’ensemble de vos différents contrôles directement sur le terrain. Il est même possible d’organiser des “visites environnementales” en intégrant sur la solution numérique des formulaires digitalisés où vous aurez la possibilité de renseigner les différents champs en fonction de vos observations. 


Faute de moyens ou de main d’oeuvre, il n’est pas toujours simple d’organiser son système de management environnemental. Mais cette démarche tend à se développer davantage en entreprise dans les années à venir. Alors autant commencer à l'envisager !

 

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