Les risques naturels, tels que les inondations rencontrées en France ou les incendie dans la région de Los Angeles début 2025, représentent des menaces croissantes pour les entreprises à travers le monde. Elles sont non seulement confrontées à des impacts matériels, mais elles doivent également gérer les conséquences économiques et sociales qui en découlent.
Dans ce contexte, la prévention des risques naturels devient une priorité pour assurer la continuité des activités et protéger les collaborateurs, les biens et l’environnement. Cela passe par une gestion proactive des risques et la mise en œuvre d’un plan de prévention rigoureux pour anticiper d’éventuels impacts négatifs. On peut parler de cellule de crise, de collaboration avec les autorités et d’utilisation des technologies numériques notamment. Des capteurs intelligents et des outils de suivi en temps réel sont des atouts indéniables dans cette gestion moderne des risques.
L’analyse des risques est l’une des étapes les plus importantes dans la gestion des risques naturels. Cette analyse permet à l’entreprise de comprendre de manière détaillée l’ampleur des dangers auxquels elle pourrait être confrontée et d’évaluer l’exposition de ses activités à ces risques.
L’analyse des risques comporte plusieurs dimensions :
La cartographie des risques est un moyen efficace d'illustrer les zones géographiques les plus vulnérables aux inondations et de définir les zones à risque pour l'entreprise. La cartographie permet d’identifier les zones sensibles à partir d’un relevé géographique des risques, tels que la montée des eaux, l'intensité des précipitations ou l'influence des rivières et des canaux voisins.
Cette cartographie peut être réalisée à l’aide de technologies modernes comme les Systèmes d’Information Géographique (SIG), qui permettent de superposer les informations relatives aux risques naturels avec les données de l’entreprise (infrastructures, zones de stockage, routes d’accès, etc.).
Les cartes interactives peuvent être utilisées pour prendre des décisions stratégiques concernant la localisation des nouveaux bâtiments, l’adaptation des infrastructures existantes et la planification de la gestion des ressources en cas d’événements extrêmes.
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A ne pas confondre avec le Plan de Prévention obligatoire pour toute intervention extérieure sur site, ici on parle de plan de prévention comme programme permettant à une entreprise de structurer et d’organiser ses actions pour prévenir les risques naturels ou agir rapidement et efficacement en cas de crise. Ce plan repose sur une série d’analyses et de mesures destinées à réduire les risques, éviter une exposition ou de limiter leurs impacts lorsqu'elles se produisent.
Pour le risque d’inondation par exemple, le plan de prévention comprend plusieurs étapes clés :
La cellule de crise est une équipe formée à la gestion des situations d’urgence. Elle doit être activée rapidement en cas de risque majeur. Sa mission est d’assurer la coordination entre les différents services, de prendre des décisions rapides et adaptées, et de mettre en œuvre les actions de secours et de sauvetage.
La cellule de crise doit également pouvoir se connecter aux services de secours locaux et aux autorités compétentes. Elle doit donc être équipée de moyens de communication (téléphone, radio, internet) permettant une remontée d’information efficace et une prise de décision rapide.
Le plan d’action en cas de crise doit être activé dès qu’un risque est identifié. Il doit inclure les étapes suivantes :
La résilience fait référence à la capacité d’une entreprise à résister aux impacts négatifs et à se remettre rapidement après un événement catastrophique. Pour qu’une entreprise soit résiliente face aux risques naturels, elle doit être capable de maintenir ses opérations critiques pendant et après l’événement.
Cela nécessite une Planification de la Continuité des Activités (PCA), qui permet de maintenir les fonctions essentielles même en situation de crise. Par exemple, au-delà de systèmes de secours, comme des générateurs évoqués précédemment, l’entreprise à tout intérêt à mettre en place une organisation permettant rapidement de déplacer des activités, renforcer des équipes... La polyvalence des opérateurs et des locaux techniquement parlant est importante pour s’adapter rapidement.
Le digital joue un rôle central dans la gestion des risques. Grâce aux outils numériques, il est possible de collecter, analyser et diffuser des informations en temps réel. L’utilisation de plateformes numériques de gestion des risques telles que BlueKanGo, permet une meilleure coordination, une gestion optimale des ressources et une prise de décision éclairée.
Par ailleurs, les applications mobiles, les systèmes de gestion de crise et les logiciels de cartographie permettent de suivre l’évolution de la situation et de coordonner les actions de manière fluide. Ces outils offrent également une traçabilité des actions menées, ce qui est essentiel pour analyser les retours d’expérience et améliorer les stratégies de prévention.
Enfin, l’utilisation de capteurs joue un rôle déterminant dans la gestion des risques naturels. Grâce à l’Internet des objets (IoT), il est désormais possible de surveiller en temps réel des paramètres environnementaux tels que le niveau des rivières, la pluviométrie ou la qualité des sols. Ces capteurs peuvent fournir des alertes précoces permettant à l’entreprise de réagir plus rapidement et de prendre des mesures préventives avant que la situation ne devienne critique.
La prévention des risques naturels est de la responsabilité des entreprises au même titre que la prévention des risques pour la Sécurité et la Santé des Travailleurs. Elle repose sur une combinaison de bonnes pratiques, de planification, d’analyse des risques et d’utilisation des technologies modernes. La prévention, la préparation et l’adaptabilité sont les clés pour assurer la sécurité et la pérennité des entreprises face aux risques naturels. Une étape incontournable dans une démarche d’amélioration continue et d’anticipation des risques liés au changement climatique.